
Le visa pour les Îles Salomon se demande maintenant en ligne et avant le départ
Les Îles Salomon ont mis en service leur système électronique de visas le 6 septembre 2026.
Les voyageurs soumis à visa doivent désormais déposer leur demande sur le portail de l'immigration avant de partir, et non plus à l'arrivée ou auprès d'un poste diplomatique. Le paiement en ligne est opérationnel.
Ce que le gouvernement a mis en service
L'annonce vient du Government Communication Unit, qui a publié le communiqué depuis Honiara. La réforme s'appuie sur le Border Management System (BMS), administré par la division de l'immigration du ministère du Commerce, de l'Industrie, du Travail et de l'Immigration.

Le socle juridique est l'article 92(1) de l'Immigration Act 2012 : le ministre a agréé un système électronique pour le dépôt et l'instruction des demandes de visa. La conséquence pratique compte pour le voyageur. Une décision rendue par ce système a la même valeur qu'une décision prise par un agent habilité. Il n'y a donc pas de contrôle manuel à obtenir en plus une fois la réponse reçue.
Deux textes complètent le dispositif, l'Immigration (Amendment) Visa Regulation 2025 et l'Immigration (Amendment) Fees Schedule 2025. Ils réorganisent l'offre en 34 catégories de visa réparties sur 11 sous-classes.
La demande se dépose désormais avant le voyage
C'est le changement central. Les touristes et les autres voyageurs soumis à visa doivent passer par le portail en ligne avant de prendre leur vol. Christopher Akosawa, directeur de l'immigration, indique que le système doit réduire les délais d'instruction et rendre le service accessible depuis l'étranger comme depuis les Îles Salomon.
Une demande approuvée délivre une autorisation préalable d'entrée de 30 jours. Pour rester au-delà, il faut demander une prolongation de séjour. La sous-classe touristique autorise un séjour cumulé pouvant aller jusqu'à 180 jours, sous réserve de remplir les conditions de l'Immigration Act 2012.
L'autorisation ne dispense de rien à l'arrivée : tous les voyageurs restent soumis au contrôle de l'immigration à la frontière et doivent respecter les conditions attachées à leur visa.
Le détail du visa touristique
La division de l'immigration publie les conditions de chaque sous-classe. Pour le visa touristique, les frais se cumulent : 50 USD 43,05 € de frais de visa et 50 USD 43,05 € de frais de dépôt en ligne. La prolongation de séjour coûte 100 USD 86,1 €.
Les montants sont libellés en dollars américains puis convertis en dollars des Îles Salomon au moment de l'enregistrement de la demande. Ils ne sont pas remboursés, y compris si le visa est refusé.
Le visa touristique n'autorise qu'une seule entrée et aucune activité professionnelle. Les pièces demandées sont la page d'identité du passeport, l'itinéraire avec un billet de retour ou de continuation, la confirmation d'hébergement le cas échéant, et une preuve de moyens de subsistance. La division précise que l'entrée peut être refusée si le passeport a moins de six mois de validité.
Le visa est valable à compter de la date d'entrée sur le territoire pour une demande déposée depuis l'étranger, et à compter de la date de délivrance pour une demande déposée sur place. La lettre d'octroi arrive par email et doit être présentée à l'entrée.
Les exemptions existantes ne disparaissent pas, mais elles ont leurs conditions
Les Îles Salomon conservent leurs accords d'exemption et d'exemption réciproque avec plusieurs pays, pour les titulaires de passeports officiels, diplomatiques et, dans certains cas, ordinaires. Le communiqué cite l'Union européenne, l'Indonésie, l'Inde, les Émirats arabes unis, la République populaire de Chine et Hong Kong.
Ces arrangements ne se réduisent pas à une case à cocher. Les personnes qui s'en prévalent doivent obtenir une note de "sponsoring" du ministère des Affaires étrangères et du Commerce extérieur ainsi qu'une lettre de parrainage du ministère salomonien concerné. Toutes les exemptions restent par ailleurs soumises aux avis publiés au journal officiel et aux conditions en vigueur au moment du voyage.
Autrement dit, relever d'un accord d'exemption ne dispense pas de vérifier ce qui s'applique à sa propre situation à la date du départ, d'autant que le régime varie selon le type de passeport détenu.
Une réforme qui ne change pas qui a besoin d'un visa
La bascule porte sur la procédure, pas sur la carte des nationalités. Les voyageurs qui entraient sans visa continuent de le faire dans les mêmes conditions, et ceux qui relevaient d'un visa passent maintenant par le dépôt en ligne préalable.
Le point de vigilance est le calendrier. Un voyageur soumis à visa qui comptait régler la formalité à l'arrivée se retrouve désormais avec une demande à déposer et à payer avant l'embarquement. La division de l'immigration a demandé au ministère des Affaires étrangères d'informer les hauts-commissariats salomoniens, les missions diplomatiques étrangères à Honiara et les organisations régionales et internationales, signe que l'information met encore un certain temps à circuler dans le réseau consulaire.
Les autres sous-classes suivent la même logique de dépôt en ligne, avec leurs propres durées : 90 jours en entrées multiples pour la visite à des proches, 60 jours pour les équipages de voiliers, 30 jours pour les journalistes, ou encore un visa gratuit de 60 jours pour les ressortissants des pays du Groupe mélanésien fer de lance, Fidji, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Vanuatu.
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