
Pas de dispense d'entretien liée à l'âge pour le visa US, même pour les nourrissons
Un enfant qui demande un visa américain doit se présenter en personne au consulat, quel que soit son âge : la règle vaut pour un adolescent comme pour un bébé de quelques semaines.
L'ambassade des États-Unis en Inde l'a rappelé le 14 août 2026, face aux familles qui arrivent encore à l'entretien sans leurs enfants. Depuis le 1er octobre 2025, le Département d'État a supprimé les dispenses d'entretien liées à l'âge, et aucune des exceptions restantes n'est accessible aux mineurs.
Ce que dit la règle depuis le 1er octobre 2025
La politique en vigueur découle de la mise à jour publiée par le Département d'État le 18 septembre 2025, applicable au 1er octobre 2025. Le principe est désormais l'entretien en personne avec un agent consulaire pour tous les demandeurs de visa non-immigrant, « y compris les demandeurs de moins de 14 ans et de plus de 79 ans », selon les termes mêmes de l'annonce officielle.

Pendant des années, les enfants de moins de 14 ans et les seniors de plus de 79 ans étaient dispensés d'entretien : les parents déposaient le dossier de l'enfant sans que celui-ci ne mette les pieds au consulat. Cette facilité n'existe plus, et c'est précisément le malentendu que les ambassades s'emploient à corriger un an après.
Le tour de vis s'est fait en deux temps. Une première mise à jour, annoncée le 25 juillet 2025 pour une entrée en vigueur le 2 septembre 2025, avait déjà généralisé l'entretien en personne. Celle du 18 septembre 2025 l'a remplacée en resserrant encore la liste des dispenses. C'est ce second texte qui fait foi aujourd'hui.
Pour les mineurs, aucune dispense possible
Les rares dispenses qui subsistent sont réservées aux adultes ou aux visas diplomatiques. La principale, le renouvellement d'un visa visiteur B-1/B-2 dans les 12 mois suivant son expiration, exige explicitement que le demandeur ait au moins 18 ans. Un mineur, lui, passe par l'entretien dans tous les cas : première demande comme renouvellement, quel que soit le statut ou l'historique de visa de ses parents.
C'est le sens du rappel publié par l'ambassade des États-Unis en Inde : que l'enfant soit « un nouveau-né ou presque majeur », il doit comparaître en personne, et un parent ou tuteur ne peut pas se présenter à sa place.
Concrètement, pour un voyage en famille, chaque membre de la famille doit donc obtenir un rendez-vous et se présenter au consulat, nourrisson compris. Le parent accompagne et répond pour l'enfant, mais la présence physique de celui-ci est exigée.
Les seules dispenses qui restent
les visas des catégories A-1, A-2, C-3 (hors personnel de service), G-1 à G-4, NATO-1 à NATO-6 et TECRO E-1 ;
les demandeurs de visas de type diplomatique ou officiel ;
le renouvellement d'un visa B-1, B-2 ou B1/B2 (ainsi que la carte de passage frontalier pour les demandeurs mexicains) dans les 12 mois suivant l'expiration du visa précédent, si celui-ci avait été délivré à pleine validité et si le demandeur a 18 ans ou plus ;
le renouvellement d'un visa H-2A (travailleurs agricoles saisonniers) dans les mêmes conditions.
Même dans ces cas, la dispense n'est jamais un droit. Le demandeur doit déposer sa demande dans son pays de nationalité ou de résidence habituelle, n'avoir jamais essuyé de refus de visa (sauf refus levé ou surmonté depuis) et ne présenter aucune inéligibilité apparente. Et l'agent consulaire peut convoquer n'importe quel demandeur à un entretien, au cas par cas, sans avoir à se justifier.
Des créneaux d'entretien sous pression
La généralisation de l'entretien a mécaniquement gonflé la demande de rendez-vous : des dossiers qui se traitaient sur pièces occupent désormais des créneaux physiques, enfants compris. C'est dans ce contexte que le Département d'État teste jusqu'à décembre 2026 un rendez-vous prioritaire payant pour les visas visiteurs dans certaines ambassades.
L'obligation de déposer dans son pays de nationalité ou de résidence pour bénéficier d'une dispense de renouvellement a par ailleurs pris du relief avec la réduction du réseau consulaire américain, notamment en Afrique : les demandeurs dont l'ambassade de rattachement a fermé doivent composer avec des postes plus éloignés, et un entretien en personne signifie alors un déplacement, parfois à l'étranger, pour toute la famille.
En tant que CEO de Visamundi, je me consacre à faciliter les déplacements internationaux en aidant nos clients à obtenir des visas dans le monde entier. En restant à l'avant-garde des réglementations en constante évolution, je veille à ce que notre agence soit un pilier de confiance dans le domaine des services de visa.

