
Afrique du Sud : l'ETA passe à 500 rands le 17 août 2026, et les voyageurs français sont concernés
L'Afrique du Sud a publié au journal officiel du 27 juillet 2026 un projet de décret instaurant des frais de 500 rands par demande d'autorisation électronique de voyage. Le texte prévoit une entrée en vigueur au 17 août 2026.
Les Français restent dispensés de visa pour 90 jours et ne paieront rien s'ils continuent d'arriver avec leur seul passeport, mais le nouveau tarif s'applique à eux dès qu'ils choisissent d'utiliser la plateforme ETA.
Ce que dit exactement le journal officiel
Le texte a été publié sous le numéro R. 7744 au Government Gazette n° 55072 du 27 juillet 2026. Il s'agit d'un projet de première modification du règlement sur les tarifs pris en application de l'Immigration Act de 2002, signé par le ministre de l'Intérieur Leon Amos Schreiber au titre de l'article 7(1)(i) de cette loi, après consultation de l'Immigration Advisory Board et accord du ministre des Finances.
Le décret fixe « des frais de traitement de 500 R (cinq cents rands, soit 26,65 €) par demande d'ETA ». L'annexe du texte ajoute une ligne au barème officiel : « frais de traitement électronique (applicables à tous les visas et permis soumis et traités en ligne) », à 500 R. La date de commencement est explicite dans le texte : ces dispositions « entreront en vigueur le 17 août 2026 ».
Attention à un point de calendrier : le projet a été mis en consultation publique, et plusieurs relais professionnels situent la fin de la période de commentaires au 11 août 2026. Cette date ne figure pas dans le corps du décret publié. Le montant et l'échéance du 17 août sont donc à considérer comme proposés tant que la version définitive n'est pas publiée.
Pourquoi l'ETA devient payante maintenant
La plateforme ETA a été lancée en octobre 2025, dans un premier temps pour fluidifier les entrées liées au sommet du G20. Elle ne couvrait alors que quatre nationalités soumises à visa : Chine, Inde, Indonésie et Mexique.
Le décret explique sans détour la gratuité initiale : lors de la première phase, les frais de visa avaient été suspendus « parce que la plateforme ETA ne disposait pas encore d'une capacité de paiement en ligne intégrée ». Le ministère qualifie le dispositif actuel de « service entièrement subventionné, ce qui n'est pas soutenable », et indique être désormais prêt à activer le paiement en ligne.
Cette bascule s'inscrit dans un engagement présidentiel. Lors du discours sur l'état de la nation du 12 février 2026, Cyril Ramaphosa a annoncé l'extension de l'ETA à tous les pays soumis à visa, avec un traitement des demandes touristiques sous 24 heures.
Le Conseil des ministres du 29 juillet 2026 a confirmé que le déploiement de l'ETA et du système de contrôle des mouvements aux frontières est en cours à OR Tambo, Lanseria, King Shaka et Le Cap.
Combien vous allez payer, selon votre passeport
Le décret publie deux tableaux qui comparent la situation actuelle et le régime proposé. Les voyageurs soumis à visa passent aujourd'hui par un prestataire externe facturé 1 550 R, auxquels s'ajoutent 425 R de frais de visa.
Catégorie de voyageur | Aujourd'hui | À partir du 17 août 2026 |
|---|---|---|
Soumis à visa, frais de visa dus | 1 975 R (≈ 104 €) | 925 R (≈ 49 €) |
Soumis à visa, dispensé de frais de visa | 1 550 R (≈ 81 €) | 500 R (≈ 26 €) |
Dispensé de visa (dont la France) | 0 R | 0 R, ou 500 R si vous utilisez l'ETA |
Conversions établies au taux du 31 juillet 2026, 1 R ≈ 0,0525 €.
Pour les nationalités soumises à visa, la mesure est donc une baisse : le ministère revendique une internalisation du traitement « à un prix inférieur de moitié à celui payé aujourd'hui ». Le décret précise aussi que les voyageurs soumis à visa mais dispensés de frais de visa devront utiliser la plateforme et ne régleront que les 500 R, sans frais de visa additionnels.
Le cas des Français : rien d'obligatoire, pour l'instant
C'est le point à retenir si vous voyagez avec un passeport français. La liste officielle des pays exemptés du ministère de l'Intérieur sud-africain accorde à la France 90 jours sans visa sur passeport ordinaire, sans frais de visa. Ce régime n'est pas modifié par le décret.
Le texte est explicite sur la méthode : l'ETA « deviendra obligatoire pour les voyageurs des pays non dispensés de visa inscrits sur la plateforme. Dans un premier temps, elle restera facultative pour les voyageurs des pays dispensés de visa ». Et il en tire la conséquence tarifaire : les voyageurs dispensés de visa « qui choisissent volontairement d'utiliser la plateforme ETA pour une expérience de voyage améliorée, simplifiée et plus pratique seront également redevables des frais de traitement de 500 R ».
Autrement dit, vous gardez le droit d'arriver sans démarche préalable, comme aujourd'hui. Le ministère mise cependant sur une adoption rapide et parle d'une approche volontaire destinée à « encourager l'adhésion tout en préservant les privilèges existants de voyage sans visa ». Le calendrier d'un éventuel passage à l'obligatoire pour les nationalités dispensées n'est pas fixé dans le décret.
👉 Si vous partez après le 17 août avec un passeport français, ne payez pas 500 R par réflexe : vérifiez d'abord que votre séjour tient dans les 90 jours et relève bien du tourisme ou de la visite. Dans ce cas, l'ETA reste une option de confort, pas une formalité exigée à l'embarquement.
Ne confondez pas l'ETA avec la déclaration douanière en ligne, obligatoire pour tous les voyageurs depuis le 1er juillet 2026, quelle que soit la nationalité. Ce sont deux formalités distinctes, gérées par deux administrations différentes, et notre article sur la déclaration de voyageur en ligne détaille la seconde.
En tant que CEO de Visamundi, je me consacre à faciliter les déplacements internationaux en aidant nos clients à obtenir des visas dans le monde entier. En restant à l'avant-garde des réglementations en constante évolution, je veille à ce que notre agence soit un pilier de confiance dans le domaine des services de visa.
