
Kazakhstan : l'autorisation électronique d'entrée sera payante, mais le tarif reste à fixer
Le ministère de l'Intérieur kazakh a mis en consultation publique, le 31 juillet 2026, un projet de décret qui rendra payante l'autorisation électronique d'entrée sur le territoire.
Le texte est en consultation jusqu'au 17 août 2026 et prévoit un déploiement échelonné d'août à décembre 2026. Le montant, lui, n'est écrit nulle part : il sera fixé plus tard par le gouvernement.
Ce que dit exactement le projet de texte
Le document publié sur le portail gouvernemental de consultation « Открытые НПА » modifie le décret n° 148 du 21 janvier 2012, celui qui fixe les règles d'entrée, de séjour et de sortie des étrangers au Kazakhstan. Son objet tient en une ligne : la délivrance aux ressortissants étrangers et aux apatrides d'une autorisation électronique d'entrée en République du Kazakhstan.

La fiche officielle du projet indique que la « différenciation de la redevance » servira à financer la maintenance technique, la modernisation de l'infrastructure numérique et la protection des données personnelles. Le mot différenciation est le seul indice sur la structure tarifaire : la redevance ne sera pas identique pour tout le monde, sans que le texte précise selon quel critère.
Le calendrier annoncé est un échelonnement d'août à décembre 2026, présenté comme le moyen d'adapter progressivement les capacités logistiques et l'infrastructure des points de passage frontaliers. Le ministère de l'Intérieur est l'organe rédacteur, mais l'acte lui-même est un décret du gouvernement, ce qui explique que la fixation du tarif lui revienne.
Il s'agit d'un projet en consultation : tant que la version définitive n'est pas adoptée, son contenu peut encore bouger. Et la consultation publique se termine le 17 août 2026, ce qui laisse peu de place à un tarif publié avant la fin de l'été.
Un montant que personne ne connaît encore
C'est le point sur lequel il faut être clair, parce que plusieurs chiffres circulent : aucun montant officiel n'a été publié à ce jour, pas même à titre indicatif. Ni le projet de décret ni le cadre légal qui le fonde ne comportent de tarif. Les 2 renvoient la question au gouvernement, qui tranchera par une décision distincte.
Un voyageur qui lit un prix précis pour l'autorisation kazakhe lit donc une estimation, pas un tarif arrêté. Il n'y a pas non plus de barème par nationalité, de tarif express ou de tarif standard officiellement documenté à cette heure.
Tant que le montant n'est pas publié au journal officiel kazakh, aucun paiement n'est exigible pour entrer au Kazakhstan. Si un site vous réclame aujourd'hui des frais présentés comme la taxe d'entrée kazakhe, il facture autre chose que la redevance publique.
Comment fonctionne l'autorisation aujourd'hui
Le dispositif existe déjà, sous forme gratuite et non obligatoire. Le Kazakhstan a lancé en janvier 2026 une plateforme numérique baptisée QazETA, qui regroupe l'e-visa, l'autorisation électronique de voyage (ETA), le statut de résident électronique et les attestations de franchissement de frontière. Comme nous l'écrivions lors de son inauguration, la plateforme a démarré en mode pilote.
Les communiqués des représentations diplomatiques kazakhes décrivent précisément le régime en vigueur :
l'ETA s'adresse aux ressortissants des pays dispensés de visa pour le Kazakhstan ;
la demande se dépose via l'application mobile, au plus tard 72 heures avant le voyage ;
l'autorisation est valable 180 jours ;
elle ne garantit pas l'entrée, la décision finale revenant aux gardes-frontières.
Trois catégories en sont dispensées : les titulaires de passeports diplomatiques et de service, les membres de délégations officielles et les représentants du corps diplomatique accrédité au Kazakhstan.
Surtout, le texte officiel est explicite sur le statut actuel du dispositif : pendant la période pilote, obtenir une ETA est recommandé mais pas obligatoire. C'est seulement à l'issue du pilote que l'obligation sera introduite progressivement. Le passage au payant et le passage à l'obligatoire sont deux mouvements distincts, et aucune source gouvernementale ne les fixe à la même date.
Qui est concerné, et à quelles conditions de séjour
La mesure vise en priorité les voyageurs qui entrent au Kazakhstan sans visa. Selon le portail gouvernemental des services publics, 54 pays bénéficient de la dispense de visa, une liste qui couvre l'essentiel de l'Europe, plusieurs pays d'Asie et d'Amérique, ainsi que des partenaires régionaux du Kazakhstan. Les ressortissants de ces États entrent avec leur seul passeport, et ce sont eux que l'autorisation électronique viendra encadrer.
Les conditions de séjour, elles, ne changent pas avec ce projet. La page officielle, mise à jour le 1er juillet 2026, rappelle deux plafonds qu'il vaut mieux avoir en tête :
30 jours calendaires maximum de circulation libre par entrée ;
90 jours cumulés au maximum sur toute période de 180 jours.
Un troisième point échappe souvent aux voyageurs : la partie qui accueille, hôtel comme particulier, doit signaler l'arrivée de l'étranger au service des migrations dans les 3 jours ouvrables. Dans un hôtel, la formalité est faite pour vous. Chez l'habitant ou en location, elle incombe à votre hôte, et son oubli se paie à la sortie du territoire.
Pour les ressortissants des pays qui ne figurent pas parmi les 54 dispensés, la voie reste l'e-visa, ouvert aux citoyens de 104 pays pour un séjour à entrée unique, avec des catégories qui vont du tourisme au traitement médical en passant par le visa nomade numérique. L'e-visa suppose une invitation électronique délivrée par les services de police, et il ne permet d'entrer que par les aéroports internationaux.
En tant que CEO de Visamundi, je me consacre à faciliter les déplacements internationaux en aidant nos clients à obtenir des visas dans le monde entier. En restant à l'avant-garde des réglementations en constante évolution, je veille à ce que notre agence soit un pilier de confiance dans le domaine des services de visa.
