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Le DTV Thaïlande se demande désormais dans son pays de nationalité ou de résidence
Asie

Le DTV Thaïlande se demande désormais dans son pays de nationalité ou de résidence

L'ambassade royale de Thaïlande à Vientiane a annoncé que de nouvelles exigences s'appliquent au Destination Thailand Visa dans le monde entier depuis le 31 août 2026.

Le demandeur doit être ressortissant ou résident permanent du pays où il dépose sa demande, et joindre un certificat de casier judiciaire. Les dossiers déposés et payés avant cette date échappent aux nouvelles règles.

Le dépôt dans un pays tiers n'est plus accepté

La règle tient en une phrase : il faut être « ressortissant ou résident permanent du pays où la demande de visa est déposée ». Le DTV se demande donc auprès de la mission thaïlandaise compétente pour votre pays de nationalité ou pour celui où vous résidez légalement, et nulle part ailleurs.

C'est la fin d'une pratique très répandue chez les travailleurs à distance déjà installés en Asie, qui consistait à choisir le poste réputé le plus accommodant plutôt que celui dont on relève.

Un Britannique installé à Chiang Mai, un Sud-Africain de passage à Kuala Lumpur ou un Canadien en tournée dans la région ne peuvent plus déposer depuis l'endroit où ils se trouvent : ils relèvent du poste qui couvre leur nationalité ou leur résidence permanente.

Chaque mission a répercuté la règle dans ses propres termes. L'ambassade à Vientiane ne traite plus que les ressortissants laotiens et les résidents permanents du Laos. L'ambassade à Singapour indique que le DTV n'y est délivré qu'aux citoyens singapouriens et aux résidents permanents de Singapour. Le principe est le même partout, seule change la liste des documents qui prouvent le rattachement.

Le certificat de casier judiciaire devient une pièce du dossier

Second changement : tout demandeur doit désormais fournir « un certificat de casier judiciaire délivré par les autorités de son pays de nationalité ou du pays où la demande est déposée ». La pièce n'était réclamée nulle part auparavant dans le dossier DTV standard.

Le délai de validité accepté n'est pas uniforme, et c'est le point sur lequel un dossier se fait recaler sans raison apparente. L'ambassade à Londres exige un certificat de moins de 6 mois à la date du dépôt, en citant l'ACRO britannique ou le certificat de police irlandais. Le consulat général à Los Angeles et l'ambassade à Washington demandent un certificat du FBI de moins de 3 mois. Le consulat général à Hô Chi Minh-Ville accepte le certificat du pays de nationalité ou celui délivré par les autorités vietnamiennes.

L'autorité émettrice, la traduction et la légalisation relèvent également de chaque poste. La pièce se demande souvent plusieurs semaines à l'avance dans le pays qui la délivre, et c'est elle qui commande le calendrier du reste du dossier.

Prouver sa résidence : chaque poste a sa liste

Pour ceux qui déposent au titre de leur résidence et non de leur nationalité, les justificatifs acceptés varient sensiblement d'une mission à l'autre. Une réservation d'hôtel ou une attestation d'hébergement ne suffisent plus.

L'ambassade à Londres demande une preuve de résidence permanente au Royaume-Uni, en Irlande ou dans les territoires britanniques d'outre-mer, et cite l'indefinite leave to remain britannique ou la résidence de longue durée irlandaise. Le consulat général à Los Angeles et l'ambassade à Washington acceptent un permis de conduire, un visa américain en cours de validité ou la carte de résident permanent. Le consulat général à Fukuoka réclame une preuve de résidence permanente dans le pays de dépôt, le certificat de résidence JUMINHYO pour ceux qui vivent au Japon.

Le consulat général à Hô Chi Minh-Ville est le plus explicite sur ce qu'il refuse : seules la Temporary Residence Card et la Permanent Residence Card valent preuve de résidence de longue durée au Vietnam. La déclaration de résidence temporaire NA17, la confirmation de résidence CT07 et tout document équivalent qui ne serait pas l'une de ces deux cartes physiques sont écartés.

Ce qui ne change pas

Le reste du dispositif est intact. Le DTV reste délivré pour 5 ans, à entrées multiples, avec 180 jours de séjour autorisés par entrée et une prolongation possible de 180 jours à demander auprès de l'immigration thaïlandaise. Au terme de ces deux périodes, le titulaire quitte le pays et peut revenir avec le même visa tant qu'il est valide.

Les 3 catégories sont maintenues : le workcation pour les travailleurs à distance, indépendants et talents étrangers, les activités liées au soft power thaïlandais comme les stages de muay-thaï, les cours de cuisine ou un traitement médical, et l'accompagnement du conjoint et des enfants de moins de 20 ans d'un titulaire. La preuve de ressources reste fixée à 500 000 THB.

Les frais, eux, sont arrêtés par chaque poste dans sa monnaie locale : 300 £ 349,42 € à Londres, 400 USD 343,91 € à Washington, 340 USD 292,32 € à Hô Chi Minh-Ville, 500 SGD 340 € à Singapour, 52 000 ¥ 291,24 € à Fukuoka. Ils ne sont pas remboursables en cas de refus, ce qui donne son prix à une erreur de juridiction.

Les dossiers déjà payés échappent à la réforme

Les demandes déposées et dont le paiement a été effectué avant le 31 août 2026 sont instruites sous l'ancien régime : l'ambassade à Vientiane précise qu'elles ne sont pas affectées par la nouvelle réglementation. Toutes les autres relèvent des deux nouvelles conditions.

La demande se dépose sur le portail thaievisa.go.th, en sélectionnant la mission compétente. Avant de remplir le formulaire, deux vérifications déterminent l'issue du dossier : identifier le poste dont on relève par sa nationalité ou sa résidence permanente, puis lire sa liste de documents, puisque le délai du casier judiciaire et la nature des justificatifs de résidence se décident poste par poste.

Ceux qui visaient le DTV pour prolonger un séjour touristique ont par ailleurs intérêt à regarder de près le calendrier thaïlandais de cette rentrée : l'exemption de visa est passée à 30 jours pour 60 pays et territoires le 15 septembre 2026, ce qui rend le passage par un visa demandé avant le départ plus fréquent qu'auparavant.

Auteur
Anna Dennis

Spécialiste de la veille réglementaire et experte en contenus destinations, elle analyse quotidiennement l’évolution des formalités d’entrée pour traduire la complexité administrative en guides pratiques. Son rôle combine expertise terrain et précision technique afin de garantir la fiabilité des informations délivrées aux voyageurs.

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