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La Nouvelle-Zélande attire chaque année des millions de voyageurs séduits par ses paysages à couper le souffle : fjords sauvages, volcans actifs, plages immaculées et forêts millénaires. Pour les ressortissants de nombreux pays — dont les Européens — qui n'ont pas besoin de visa classique, l'entrée sur ce territoire insulaire exige tout de même une formalité préalable obligatoire : le NZeTA, ou autorisation de voyage électronique néo-zélandaise. Introduite en 2019, cette autorisation se demande entièrement en ligne, en quelques minutes, avant de prendre l'avion.
01 · L'essentiel
Toutes les démarches s'effectuent sur formulaire électronique : aucun déplacement en ambassade, aucun envoi postal requis, quelle que soit la formule choisie.
Le NZeTA a été instauré par le gouvernement néo-zélandais en 2019 ; il s'applique à tous les ressortissants des pays dispensés de visa, pour le tourisme comme pour le transit.
Le formulaire est simple et accessible à tous les voyageurs, y compris ceux peu à l'aise avec les démarches administratives en ligne.
Le NZeTA (New Zealand Electronic Travel Authority) n'est pas un visa au sens strict du terme. Il s'agit d'une autorisation de voyage électronique destinée aux ressortissants de pays déjà dispensés de visa qui souhaitent visiter la Nouvelle-Zélande pour des séjours courts. Si vous êtes citoyen français, belge, suisse ou de tout autre pays européen, vous faites partie des nationalités qui doivent obligatoirement en être munis avant d'embarquer.
L'autorisation est liée électroniquement à votre passeport. La compagnie aérienne le vérifiera avant l'embarquement et pourra vous refuser l'accès à bord si vous ne disposez pas d'un NZeTA valide. Il est donc impératif d'effectuer la démarche avant votre départ — aucune régularisation n'est possible à l'arrivée sur le sol néo-zélandais.
Une fois accordé, le NZeTA est valable deux ans à compter de sa date d'émission, avec un nombre d'entrées illimité sur la Nouvelle-Zélande. Lors de chaque entrée, la durée de séjour autorisée est de 90 jours maximum — portée à 180 jours pour les ressortissants britanniques. Attention : les entrées illimitées ne signifient pas un séjour illimité. Immigration New Zealand applique une règle cumulative stricte : vous ne pouvez pas rester plus de 6 mois au total sur toute période de 12 mois, calculée en remontant depuis votre date de départ prévue. Deux séjours de 90 jours dans la même année épuisent donc votre quota. Pour un transit sans récupération de bagages à l'aéroport international d'Auckland, un NZeTA Transit spécifique s'applique.
Les ressortissants de pays dispensés de visa souhaitant visiter la Nouvelle-Zélande pour le tourisme, les affaires, une visite médicale ou familiale de courte durée. Les Européens (Français, Belges, Suisses, etc.) sont tous concernés.
Une fois émis, le NZeTA est valable 24 mois. Vous pouvez entrer en Nouvelle-Zélande autant de fois que vous le souhaitez durant cette période, dans la limite de 90 jours par séjour.
La procédure s'effectue entièrement via un formulaire en ligne. Aucun déplacement en ambassade, aucun envoi postal de documents originaux. Le NZeTA vous est délivré au format PDF par courriel.
Les autorités néo-zélandaises demandent de prévoir jusqu'à 72 heures pour leurs contrôles ; le NZeTA est le plus souvent délivré en moins de 24 heures, mais le délai peut s'allonger si un examen complémentaire est nécessaire. Déposez donc votre demande au moins 3 jours avant le départ. Il n'existe aucune limite haute : vous pouvez faire la demande longtemps à l'avance, l'autorisation restant valable 2 ans.
Il est important de bien distinguer le NZeTA d'un visa classique. Un visa est un document délivré par l'ambassade ou le consulat d'un pays pour autoriser un ressortissant étranger à entrer sur son territoire — il est généralement requis pour les nationalités n'ayant pas d'accord d'exemption. Le NZeTA, en revanche, est une autorisation électronique automatisée réservée aux pays qui bénéficient déjà d'une dispense de visa : il ne remplace pas un visa pour les nationalités qui en auraient besoin, et ne confère pas davantage de droits que l'exemption de visa à laquelle il est adossé.
Si votre demande de NZeTA venait à être refusée, les frais de demande sont remboursés intégralement. Dans ce cas, vous pouvez envisager de soumettre une demande de visa de visiteur directement auprès des autorités d'immigration néo-zélandaises. Les motifs de refus sont cependant rares lorsque les documents sont correctement fournis et que le voyageur remplit bien les conditions d'éligibilité.
02 · Éligibilité

Le NZeTA s'adresse aux voyageurs dont la nationalité est reconnue comme éligible par le gouvernement néo-zélandais — en général, les ressortissants de pays avec lesquels la Nouvelle-Zélande entretient des accords d'exemption de visa. En tant que ressortissant européen, vous pouvez voyager en Nouvelle-Zélande sans visa ordinaire à condition de ne pas séjourner plus de 90 jours sur place.
Pour obtenir votre NZeTA, plusieurs conditions doivent être remplies :
Tous les États membres de l'Union européenne et de l'AELE, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada, le Japon, la Corée du Sud, Singapour, la Malaisie, Israël, le Brésil, l'Argentine, le Chili, le Mexique, les pays du Golfe et une soixantaine d'autres nationalités relèvent du NZeTA plutôt que du visa visiteur.
Les citoyens australiens n'ont besoin ni de visa ni de NZeTA. Les résidents permanents australiens doivent demander un NZeTA, mais il leur est délivré gratuitement et sans taxe IVL.
Les titulaires d'un passeport chinois qui détiennent un visa australien valide (visiteur, travail, études ou famille) peuvent entrer en Nouvelle-Zélande avec un NZeTA, pour un séjour de 3 mois maximum, au lieu d'un visa visiteur complet. Il s'agit d'un essai de 12 mois : vérifiez qu'il est toujours en vigueur au moment de votre demande.
Si votre nationalité ne figure pas parmi les pays exemptés, le NZeTA ne s'applique pas : vous devez demander un visa visiteur classique auprès d'Immigration New Zealand, avec un dossier et des délais nettement plus lourds.
Les citoyens australiens voyageant avec un passeport australien n'ont besoin ni de visa ni de NZeTA pour entrer en Nouvelle-Zélande.
Contrairement aux citoyens australiens, les titulaires d'un titre de résident permanent en Australie doivent obtenir un NZeTA avant de voyager, quelle que soit leur nationalité.
Les passagers arrivant à bord d'un bateau de croisière ou d'un cargo doivent détenir un NZeTA, y compris lorsqu'ils sont ressortissants d'un pays non exempté de visa. Seuls les citoyens australiens en sont dispensés.
Depuis le 3 novembre 2025, dans le cadre d'un dispositif expérimental de 12 mois, les ressortissants chinois et ceux d'un pays membre du Forum des îles du Pacifique qui rejoignent la Nouvelle-Zélande depuis l'Australie avec un visa australien éligible peuvent voyager avec un NZeTA plutôt qu'un visa visiteur.
Au-delà de la limite de 90 jours par séjour, l'immigration néo-zélandaise applique une règle cumulative souvent ignorée : vous ne pouvez pas séjourner plus de 6 mois au total sur toute période de 12 mois. Le calcul est effectué en remontant 12 mois à partir de votre date de départ prévue.
Un voyageur multipliant les allers-retours dans l'année peut donc se voir refuser l'entrée alors même que son NZeTA est valide. Les ressortissants britanniques, qui bénéficient de 6 mois par visite, restent soumis à ce même plafond cumulé.
Le NZeTA est réservé aux séjours de courte durée à finalité touristique, professionnelle, médicale ou familiale. Il ne donne aucun droit à travailler pour un employeur ou un client néo-zélandais, ni à fournir des biens ou des services à des personnes ou des entreprises en Nouvelle-Zélande, ni à poursuivre des études. Si votre projet implique de travailler pour une structure locale ou d'étudier en Nouvelle-Zélande, vous devrez faire une demande de visa approprié auprès de l'immigration néo-zélandaise avant votre départ.
Nouveauté depuis le 27 janvier 2025 : le gouvernement néo-zélandais autorise désormais les visiteurs — y compris les titulaires d'un NZeTA — à travailler à distance pour un employeur ou un client établi hors de Nouvelle-Zélande pendant leur séjour (courriels, appels, développement, rédaction, réunions à distance). Cette tolérance ne crée pas de visa « nomade numérique » distinct : les limites de durée de séjour, dont le plafond de 6 mois par période de 12 mois, continuent de s'appliquer, et un séjour prolongé peut avoir des conséquences fiscales.
03 · La procédure
La procédure de demande de NZeTA est conçue pour être simple et rapide. Toutes les étapes s'effectuent en ligne ; vous n'avez rien à envoyer par courrier et aucun rendez-vous n'est nécessaire. Voici comment procéder.
Déterminez le motif de votre voyage : NZeTA Tourisme pour un séjour jusqu'à 90 jours, ou NZeTA Transit si vous transitez par l'aéroport d'Auckland sans récupérer vos bagages. Si vous récupérez vos bagages lors d'un transit, le NZeTA Tourisme classique s'applique.
Complétez le formulaire avec vos informations personnelles (nom, prénom, nationalité, coordonnées), vos dates de voyage approximatives et les informations de vos éventuels accompagnants. Vous n'avez pas besoin de posséder vos billets d'avion au moment de la demande — les dates peuvent rester approximatives.
Une fois le formulaire complété, transmettez les documents requis : une photocopie lisible de votre passeport (valide au moins 3 mois après votre date de départ de Nouvelle-Zélande) et une photo d'identité en couleur récente. Les mineurs doivent fournir les mêmes documents que les adultes.
Votre dossier est contrôlé par les équipes en charge de la gestion administrative. Ce contrôle permet de s'assurer de la conformité et de la lisibilité de vos pièces avant la soumission aux autorités néo-zélandaises.
L'autorisation vous est envoyée par courriel au format PDF, généralement sous 1 à 3 jours. Imprimez votre NZeTA et conservez-en une copie numérique : les autorités néo-zélandaises pourront vous demander de le présenter à votre arrivée à l'aéroport.
Votre NZeTA est lié à votre passeport. Assurez-vous que le passeport utilisé lors de la demande est bien celui que vous présenterez à la frontière. En cas de renouvellement de passeport, une nouvelle demande de NZeTA peut être nécessaire.
04 · Taxe IVL
Depuis 2019, tout visiteur international entrant en Nouvelle-Zélande en passant par la douane et l'immigration est redevable d'une taxe supplémentaire : la taxe IVL (International Visitor Conservation and Tourism Levy). Cette contribution, instaurée par le gouvernement néo-zélandais, est destinée à financer les initiatives de préservation de l'environnement et de développement du tourisme durable dans le pays.
Bonne nouvelle : si vous effectuez votre demande de NZeTA Tourisme, la taxe IVL est directement intégrée dans le processus de demande. Vous n'avez pas à la régler séparément ni à vous souvenir d'une démarche supplémentaire. Elle est comprise dans les frais globaux du NZeTA classique.
En revanche, le NZeTA Transit (pour les voyageurs qui ne passent pas l'immigration néo-zélandaise) n'inclut pas la taxe IVL, car celle-ci n'est due que lorsque le voyageur franchit effectivement les contrôles douaniers. Si votre transit ne comprend pas de récupération de bagages et que vous restez en zone internationale à Auckland, seuls les frais du NZeTA Transit s'appliquent.

Le NZeTA est reconnaissable à son logo officiel, qui atteste de l'authenticité de l'autorisation émise par le gouvernement néo-zélandais. Ce logo figure sur les documents officiels et sur les communications des organismes accrédités.
À noter : les fonds collectés via la taxe IVL contribuent directement à la protection des écosystèmes néo-zélandais, réputés parmi les plus fragiles et les plus préservés de la planète. La Nouvelle-Zélande applique des règles biosécuritaires particulièrement strictes à ses frontières pour protéger cet environnement unique.
05 · Biosécurité
La Nouvelle-Zélande est un archipel isolé au milieu du Pacifique Sud, doté d'une faune et d'une flore endémiques exceptionnelles. Pour protéger cet environnement unique, le gouvernement néo-zélandais applique l'un des régimes de biosécurité les plus stricts au monde. À votre arrivée à l'aéroport, des contrôles bio-sanitaires rigoureux sont effectués sur vos bagages et sur votre personne.
Ces contrôles ne sont pas une formalité administrative : les agents peuvent inspecter vos valises, utiliser des chiens renifleurs et vous demander de déclarer tous les produits que vous transportez. Les manquements aux règles de biosécurité peuvent entraîner des amendes significatives, voire une interdiction d'entrée.
La carte d'arrivée papier distribuée à bord des avions n'existe plus. Elle a été remplacée par la New Zealand Traveller Declaration (NZTD), une déclaration numérique unique qui regroupe les questions de douane, de biosécurité, d'immigration et de santé.
Elle est obligatoire et gratuite pour toute personne entrant en Nouvelle-Zélande, y compris les nourrissons, les citoyens néo-zélandais et australiens. Elle se remplit en ligne ou via l'application NZTD, à partir de 24 heures avant le début de votre voyage (ou 24 heures avant le départ du navire de son dernier port étranger pour une arrivée par la mer). Vous recevez ensuite une confirmation avec QR code, à présenter — sur écran ou imprimée — aux contrôles à l'arrivée.
La NZTD est distincte du NZeTA et ne le remplace pas : il vous faut les deux. Une déclaration doit être remplie par voyageur, à chaque entrée.
En matière de vaccination, aucun vaccin obligatoire n'est requis pour les voyageurs en provenance de pays occidentaux. Il est toutefois recommandé de consulter votre médecin avant le départ pour mettre à jour vos vaccinations habituelles et obtenir des conseils personnalisés selon votre état de santé et votre itinéraire.
Pour une information complète et à jour sur les conditions d'entrée et les conseils aux voyageurs, le ministère des Affaires étrangères de votre pays de résidence publie régulièrement des fiches pays actualisées sur son site officiel. La consultation de ces sources officielles est fortement recommandée avant tout départ pour la Nouvelle-Zélande.
06 · Avant de partir
La Nouvelle-Zélande est une destination qui se prépare soigneusement. Entre l'obtention du NZeTA, la vérification de la validité de votre passeport, les règles de biosécurité et les spécificités liées au transit éventuel, voici un récapitulatif de tout ce qu'il faut anticiper avant de boucler vos valises.
La Nouvelle-Zélande figure régulièrement parmi les destinations les plus prisées pour les voyages longue distance, notamment grâce à la popularité internationale de ses paysages illustrés dans des productions cinématographiques majeures comme Le Seigneur des Anneaux. Le tourisme représente une part significative de l'économie du pays. Pour autant, la Nouvelle-Zélande reste une destination qui exige une préparation rigoureuse, tant sur le plan des formalités administratives que sur celui des règles sanitaires et environnementales.
Si vous envisagez un séjour plus long que celui permis par le NZeTA — pour travailler, étudier ou vous installer durablement — d'autres types de visas existent, notamment le visa vacances-travail. Ces démarches relèvent d'un processus distinct, à engager directement auprès des services d'immigration néo-zélandais, et n'entrent pas dans le cadre du NZeTA.
Le NZeTA est une autorisation de voyage électronique — et non un visa — destinée aux ressortissants déjà dispensés de visa pour la Nouvelle-Zélande. Il est obligatoire, doit être obtenu avant le départ et s'effectue entièrement en ligne. Valable 2 ans avec des entrées illimitées, il autorise des séjours jusqu'à 90 jours par entrée (180 jours pour les Britanniques), dans la limite de 6 mois cumulés sur toute période de 12 mois. La taxe IVL est comprise dans le NZeTA Tourisme. Pour un transit sans bagages à Auckland, le NZeTA Transit (moins cher) suffit, dans la limite de 24 heures en zone de transit. Le NZeTA ne dispense pas de la New Zealand Traveller Declaration (NZTD), déclaration numérique gratuite et obligatoire pour tous les arrivants, à remplir dans les 24 heures précédant le voyage. En cas de rejet du dossier, les frais de demande sont remboursés intégralement. Les mineurs de tout âge doivent également disposer de leur propre NZeTA. Anticipez votre demande d'au moins 3 jours avant le départ pour vous laisser le temps de réagir en cas de problème.
Les Îles Cook sont en libre association avec la Nouvelle-Zélande, mais gèrent leur propre immigration : ni le NZeTA ni un visa néo-zélandais ne s'y appliquent.
La plupart des voyageurs entrent sans visa pour un séjour touristique allant jusqu'à 31 jours, accordé à l'arrivée, sous réserve d'un passeport valide, d'un billet de continuation ou de retour et d'un hébergement réservé. Au-delà, une extension auprès de l'immigration locale est nécessaire. Attention au trajet : si vous transitez par Auckland pour rejoindre Rarotonga, l'escale en Nouvelle-Zélande exige, elle, un NZeTA même en simple transit. Deux formalités distinctes selon l'étape : rien pour les Îles Cook à l'arrivée, mais le NZeTA pour le passage par la Nouvelle-Zélande.
Beaucoup l'ignorent : la Nouvelle-Zélande exige le NZeTA même en simple transit.
Si vous changez d'avion à Auckland — par exemple vers les Îles Cook, l'Australie ou les îles du Pacifique — et que vous relevez du programme d'exemption de visa, vous devez détenir un NZeTA valide, même sans franchir l'immigration. Quelques nationalités bénéficient d'une exemption de transit spécifique, mais c'est l'exception. Le NZeTA se demande en ligne, coûte quelques dizaines de dollars néo-zélandais (taxe IVL comprise) et reste valable deux ans. À demander plusieurs jours avant le départ, car la validation n'est pas toujours instantanée. Une escale en Nouvelle-Zélande n'est pas « neutre » : traitez-la comme une vraie entrée.
Sécurité
Le niveau de vigilance recommandé par cinq ministères des Affaires étrangères, ramené à une échelle commune.
Niveau moyen
Aucune menace particulière signalée ; perturbations possibles des vols liées aux tensions au Moyen-Orient.
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