C’est officiel. Le Japon, qui connaît un boom touristique historique avec plus de 42 millions de visiteurs attendus cette année, s’apprête à transformer radicalement ses conditions d’entrée, pour les voyageurs exemptés de visa.

©️Andre Benz / unsplash.com
Le 10 mars 2026, le gouvernement japonais a approuvé un amendement à sa loi sur le contrôle de l’immigration. Le but ? Introduire le JESTA (Japan Electronic System for Travel Authorization), un système d’autorisation de voyage électronique obligatoire pour les voyageurs de courte durée. Ce système ne sera pas mis en application pour tout de suite, car le lancement de la plateforme officielle serait prévue avant mars 2029. D’ici le 31 mars 2027, une nouvelle réforme devrait entrer en vigueur.
Qu’est-ce que le JESTA et pourquoi le Japon l’adopte-t-il ?
Jusqu’à présent, les ressortissants de nombreux pays pouvaient s’envoler pour Tokyo ou Osaka sans aucune démarche préalable, obtenant un tampon de court séjour (généralement 90 jours) directement à l’arrivée. D’ici l’année fiscale 2028 (avant mars 2029), le JESTA fonctionnera exactement sur le même principe que l’ESTA américain, l’ETA britannique, ou le futur ETIAS européen.
Le double objectif du gouvernement japonais :
Sécurité et contrôle : Empêcher les séjours illégaux et le travail clandestin en filtrant les voyageurs avant même qu’ils n’embarquent dans l’avion.
Fluidité aux aéroports : Désengorger les terminaux d’arrivée. Les voyageurs approuvés par le JESTA n’auront plus nécessairement besoin de passer par un entretien en face-à-face avec un agent d’immigration. Ils utiliseront des bornes numériques automatisées (Integrated Kiosks) vérifiant leurs empreintes et leur visage.
Qui sera concerné par le JESTA ?
Le JESTA ciblera spécifiquement les 74 pays et régions actuellement exemptés de visa pour les séjours de courte durée (tourisme, affaires, visites familiales). Cela inclut une très grande partie de la clientèle internationale :
- L’Europe : France, Espagne, Royaume-Uni, Allemagne, Suisse, Belgique, etc.
- Les Amériques : États-Unis, Canada, Argentine, Chili, etc.
- L’Asie-Pacifique : Corée du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande, Singapour, Hong Kong, Taïwan, etc.
Selon les textes approuvés, les étrangers faisant une simple escale au Japon (transit) pourraient également être soumis à l’obligation d’obtenir un JESTA avant leur vol.
Comment fonctionnera la demande et quel sera le tarif ?
Bien que la plateforme ne soit pas encore en ligne, la procédure est déjà validée par l’agence des services d’immigration du Japon :
–La saisie en ligne : Plusieurs jours avant le départ, le voyageur devra remplir un formulaire numérique détaillant son identité, sa profession, le motif de son séjour et l’adresse de son hébergement au Japon.
–La validation avant embarquement : Les compagnies aériennes seront reliées au système. Si votre statut JESTA n’est pas “Approuvé”, l’embarquement vous sera catégoriquement refusé au comptoir d’enregistrement.
–Le coût : Le gouvernement prévoit de rendre cette demande payante. Si le montant exact reste à fixer par ordonnance, la presse rapporte que le tarif sera aligné sur celui de l’ESTA américain, soit environ 40 dollars américains (près de 6 000 yens / 35 euros).
Vous avez un projet de voyage pour le Japon d’ici 2028 ? Profitez pour l’instant de l’exemption de visa, mais gardez un œil sur notre blog. Nous vous tiendrons informés dès que la date de lancement exacte du JESTA sera arrêtée par le parlement japonais. D’ici là, les règles d’exemption de visa classiques restent en vigueur.
« Trinité-et-Tobago : Le formulaire d’immigration passe au format numérique