Le système EES est 100% opérationnel en Europe à compter d’aujourd’hui

Depuis ce vendredi 10 avril 2026, l’Union Européenne a définitivement mis à jour sa politique migratoire : le système d’entrée/sortie, ou EES est désormais pleinement opérationnel dans les 29 pays européens participants. Les aéroports majeurs ont été les premiers à s’équiper de bornes d’enregistrement en libre-service dès le lancement progressif fin 2025. Si vous voyagez depuis l’international, il y a de fortes chances que vous atterrissiez à Paris-Charles de Gaulle (CDG) et Paris-Orly (ORY), Amsterdam-Schiphol (AMS), Francfort (FRA) et Munich (MUC) ou Genève (GVA).


Site officiel de la Commission Européenne

Qu’est-ce que l’EES et qu’est-ce qui change aujourd’hui ?

Lancé de manière progressive le 12 octobre 2025, le dispositif EES vient de franchir son ultime étape. Il signe l’arrêt de l’apposition manuelle des tampons sur les passeports pour les ressortissants de pays tiers venant effectuer un court séjour (jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours). Concrètement, l’agent de contrôle douanier ne tamponnera plus votre date d’entrée ou de sortie sur une page vierge de votre passeport.
L’enregistrement est 100% digital. Le système capte votre image faciale, vos empreintes digitales, et croise instantanément vos données personnelles avec votre document de voyage.

Vos données biométriques sont capturées et sécurisées dès le premier passage. Ce processus, conçu pour renforcer la sécurité intérieure, va à terme considérablement fluidifier le trafic dans les sas automatisés des grands hubs internationaux.

Ce que tout voyageur doit savoir avant de partir

Le système EES ne s’applique pas à tout le monde. Vous échappez à ces nouveaux portiques si :

  • Vous êtes citoyen d’un pays de l’Union Européenne ou de l’Espace Schengen.
  • Vous détenez un visa de long séjour ou un titre de séjour valide dans un pays européen (ex: visa étudiant, passeport talent, regroupement familial).

Pour tous les voyageurs internationaux, qui arrivent d’Amérique, d’Asie, du Moyen-Orient ou d’Afrique, la préparation du dossier de voyage devient primordiale. L’intelligence numérique ne laisse plus aucune place au doute documentaire.
Vérifiez la cohérence de vos justificatifs : L’EES garde en mémoire l’historique complet de vos refus d’entrée à l’échelle européenne. Assurez-vous d’avoir sous la main (ou sur votre smartphone) vos réservations d’hôtels, billets retours et assurances voyage.
Prévoyez des correspondances plus larges : L’enrôlement initial (prise de photo et d’empreintes) lors de votre toute première visite avec le système EES prend environ une à deux minutes de plus par passager. Anticipez ce délai si vous avez un vol de correspondance dans l’un des pays européens.
Respectez scrupuleusement la règle des 90/180 jours : Le système calcule désormais la durée de votre séjour. Les overstays (dépassements de la durée légale du visa) sont signalés de manière automatisée, compromettant gravement vos futurs voyages vers l’Europe. Finie l’époque des tampons illisibles !

Prochaine étape : Ne confondez pas EES et ETIAS !

Nos clients nous posent souvent la question : “Dois-je payer pour l’EES ?”. La réponse est NON. L’EES est une technologie de contrôle frontalier entièrement gratuite.

Cependant, il prépare le terrain pour le système ETIAS (l’équivalent de l’ESTA américain). Prévu dans un second temps, l’ETIAS sera une autorisation de voyage payante (7€) et obligatoire avant de monter dans l’avion pour les voyageurs issus de pays actuellement exemptés de visa Schengen (Américains, Canadiens, Britanniques, Brésiliens, etc.).


En tant que chargée de relation client, mes missions sont la gestion et le suivi des demandes de visas. Je reste informée des actualités concernant les nouvelles formalités de voyage ainsi que les spécificités des nouveaux visas.

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