Depuis décembre dernier, nos téléphones à l’agence ne dérougissent pas. « Le visa pour l’Égypte a vraiment doublé ? », « C’est quoi cette histoire de visa à 45$ ? ». Depuis nos bureaux nantais où l’on gère les formalités d’entrée de voyageurs du monde entier, on a vu passer des dizaines d’articles contradictoires.
Aujourd’hui, 23 février 2026, on met fin au suspense : la décision officielle est tombée hier. Une copie de la circulaire de la Chambre des agences de voyages égyptiennes (ETAA) a atterri sur nos bureaux ce matin. Le tarif du visa augmente bien, mais la presse s’était lourdement trompée sur le montant. Voici tout ce que vous devez savoir pour préparer votre départ sans mauvaise surprise.
Ce qui change concrètement le 1er mars
Le document officiel de l’ETAA (la circulaire n°37) lève toute ambiguïté sur la question.

Il a été décidé d’augmenter les frais du visa d’entrée d’urgence aux ports égyptiens pour atteindre 30 dollars américains au lieu de 25 dollars, à compter du 1er mars 2026.(Traduction de l’arabe de la directive signée par Osama Emara, Directeur Exécutif de l’ETAA)
Si vous atterrissez au Caire, à Hurghada ou à Louxor sans avoir fait vos démarches consulaires en amont, il faudra sortir un billet de 5 dollars supplémentaire. Ce tarif s’applique à tous les voyageurs internationaux éligibles au visa à l’arrivée.
Pourquoi tout le monde a cru au visa à 45$ ?
Si vous suivez l’actualité des formalités de voyage, vous vous souvenez de la panique de fin 2025. Presque tous les médias affirmaient que le visa égyptien venait de flamber à 45$. Le ministère du Tourisme égyptien avait dû ramer pour démentir la rumeur.
L’explication est toute bête. En novembre dernier, la loi n° 175 de 2025 a simplement fixé un “plafond” d’augmentation maximal pour financer la rénovation des ambassades, sans l’appliquer dans la foulée. La presse s’est emballée en confondant plafond légal et tarif réel. Au final, les autorités ont tranché hier avec une petite hausse de 5$. Une pilule beaucoup plus facile à avaler pour votre budget vacances.
Le conseil de notre agence : sécurisez votre entrée
Le visa à l’arrivée, qu’on appelle administrativement le “visa d’urgence“, dépanne bien. Sauf que nos équipes constatent tous les jours les galères aux guichets de l’immigration : files d’attente interminables au milieu de la nuit, douaniers qui n’ont pas la monnaie, ou pire, refus d’embarquement pour certaines nationalités qui pensaient être éligibles sur place voire bakchich.
Pour nos clients, en particulier les voyageurs extra-européens soumis à des règles de contrôle plus strictes, l’anticipation est la seule vraie garantie. Demander un e-Visa avant le départ prend tout son sens aujourd’hui. Vous recevez votre document en PDF, vous filez direct aux aubettes de contrôle des passeports et vous évitez les sueurs froides liées aux changements soudains de politique tarifaire aux frontières.
Cette hausse touche-t-elle les visas à entrées multiples ?
La circulaire du 22 février cible très spécifiquement le visa d’urgence simple délivré aux postes frontières. Pour les visas à entrées multiples (historiquement à 60$), on attend la confirmation des autorités d’ici quelques jours, mais anticipez un ajustement proportionnel.
Peut-on payer son visa sur place en euros ?
Oui, les douanes égyptiennes acceptent généralement les euros ou les livres sterling. Le piège, c’est que le taux de conversion se fait à la discrétion de l’agent et souvent à votre désavantage. Avoir l’appoint exact en dollars américains reste la meilleure astuce des voyageurs aguerris.

Le tampon gratuit pour le Sinaï existe-t-il toujours ?
Totalement. Si votre séjour dure moins de 15 jours et que vous restez cantonnés à Sharm el-Sheikh, Dahab, Nuweiba ou Taba, le tampon gratuit “Sinai Only” fait le job. Attention, avec ce tampon, interdiction formelle de quitter la côte est (vous pourrez oublier la visite des Pyramides de Gizeh).